La Rochelle - le journal - octobre 2011 5

Textes : Elian Da Silva Monteiro - Photos : Julien Chauvet / Page spéciale

I l n’y a pas que l’environnement pour attirer des praticiens à La Rochelle. Il y a un CH à la hauteur. « La ville nous aide et il y a très peu de  problèmes de recrutement » note Thierry Godeau, responsable du projet médical, dressant le constat que l’outil se hisse au meilleur niveau, par exemple avec cet IRM 3 Tesla à l’imagerie plus fine, plus parlante... Le premier livré en région.

Restructuration importante « Cet hôpital ne ressemble en rien à ce qu’il était il  y a dix-huit ans lorsque je suis arrivé. » Et l’on peut, à partir des équipements, dérouler la longue liste des praticiens vers qui les médecins de ville orientent les yeux fermés. Le CH a connu une restructuration importante avec des spécialités identifiées. En

cardiologie, son activité est supérieure à celle d’autres Centres Hospitaliers Universitaires (CHU). Il est aussi au top pour le traitement des accidents vasculaires cérébraux. Sur deux ans, l’activité en chirurgie (viscérale, orthopédique) a bondi de 6%. Au palmarès des réussites et innovations, on comptera l’unité exploration du sommeil ou la prise en charge psychiatrique d’urgence. « C’est un  CH serein, bien portant, dynamique. La direction  soutient  les projets parce qu’ils sont adaptés aux  besoins de  la population » conclut Alain Michel. Des projets envisagés grâce à ses excédents de fonctionnement : développer la gériatrie et la prise en charge aux urgences, rénover Marius-Lacroix, développer la chirurgie de la main... Tout cela est déjà acté. n

Centre hospitalier/ Serein, bien portant, dynamique L’accueil de tous, à tout moment. C’est la mission de l’hôpital public. Avec Alain Michel , directeur, etThierry Godeau, président de la Commission Médicale d’Établissement, le Centre Hospitalier (CH) a grandi dans ce sens et développé de nouveaux secteurs d’activité

le centre hospitalier : attractivité et poids économique Au 31 décembre 2010, l’établissement était doté de 1 669 lits et places. Il a totalisé 113 000 entrées ; 506 278 journées ; 97 000 consultations externes. Le SAMU a traité à 141 130 appels (activité deux fois supérieure à celle de l’ensemble des Deux- Sèvres). Il y a eu 41 139 passages aux urgences. 20 000 actes ont été réalisés en bloc opératoire (ORL et orthopédie en forte progression). 90% des patients viennent du département dont le centre hospitalier est aussi le plus gros recruteur avec 363 médecins et 3 375 agents et autres. Ils représentent 64% des dépenses du budget (238 M€). En 2010, 8,2 M€ ont été consacrés aux investissements. n

l’éducation thérapeutique Avec des moyens réduits par l’État, le CH continue d’organiser l’éducation thérapeutique. De nombreux services (diabète, sclérose en plaques, dialyse, diététique, asthme) travaillent en réseau, sur les crédits de l’établissement, à éduquer les patients de manière à ce que chacun soit acteur de sa santé. Mieux connaître sa maladie, c’est mieux la prendre en charge, mieux la vivre au quotidien. Une démarche économe en actes, soins et hospitalisations. nS a grande sœur était vieillissante. Performante (classée 2B c’est à dire dotée de soins intensifs et néonatalogie) mais pas assez câline.

Comme un clin d’œil aux futures mamans, la ligne architecturale du bâtiment nouveau-né est tracée en demi-lune, à l’ombilic du centre hospitalier*. Tout près du service pédiatrie, ses blocs d’obstétrique et gynécologie sont reliés par une simple passerelle au bâtiment central. Des couleurs rythment et identifient chaque étage - finies layettes, place au jaune et rose éclatants. Daniel Boffard, Directeur des pôles et activités parle de « confort hôtelier dans un environnement qui favorise  la relation femme/enfant ». Trente lits sont disponibles, en chambres individuelles de 20 m2. Ajoutons-y seize lits d’égal confort en gynécologie. Depuis le parking en sous-sol, on accède au niveau 0 où se trouvent l’accueil et sa cafétéria. L’étage est dédié au plateau des consultations ; le 2e à la gynécologie ; le 3e à l’obstétrique. Le tout sur 6 000 m2, avec vue sur l’espace paysager extérieur depuis chaque chambre.

« Nous améliorons l’accueil et la prise en charge afin  de développer davantage l’activité » indique Daniel Boffard. Un pôle Femme/enfant, parfaitement intégré au reste du CH avec son cheminement intérieur, doté en anesthésistes, pédiatres, service réanimation et crèche, renforce nécessairement l’attractivité d’un établissement qui, en 2010, a enregistré une hausse de ses accouchements avec 1678 bébés.

Portes ouvertes Avant l’ouverture fin novembre, aura lieu l’inauguration. L’accueil du public et des professionnels de santé, le 19 novembre, pour une journée portes ouvertes permettra à chacun de suivre un cheminement type depuis le parking intégré qui conduira au plateau des consultations ou au bloc via l’ascenseur et vers les chambres. n *Le bâtiment a coûté 14 M€ (crédits et autofinancement). Rappel : consultations au 05 46 45 52 19 ; urgences gynéco-obstétricales (24h/24) au 05 46 45 52 25. Rens. www.ch-larochelle.fr

Pôle Femme-enFant/ Un nouveau-né attendu fin novembre L’hôpital de La Rochelle met cette année au monde un beau bébé : sa maternité, rebaptisée Pôle Femme-enfant

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