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Vincent Merling

Emblématique président du Stade Rochelais, Vincent Merling n’est pas homme à se confier. Il n’en demeure pas moins loquace quand il s’agit de parler du club qu’il préside depuis 30 ans. Un club dont il s’attache à préserver l’identité et les valeurs, tel un « gardien du temple ».

Publication : septembre 2021 / Texte : Maud Parnaudeau / Photo : © Pierre Meunié

Après une saison 2020-2021 forte en émotions, Vincent Merling revient sur l’exceptionnel parcours du Stade Rochelais, qui laissera toutefois un goût d’inachevé.

Quel bilan tirez-vous de la saison 2020-2021 ?

C’est une saison historique pour le club. Nous avons réalisé ce que nous pensions impossible ces dernières années. Jouer deux finales (ndlr : Champions Cup et Top 14) la même année est une performance exceptionnelle. Battre le Leinster en demi-finale de coupe d’Europe était déjà, en soi, un exploit. La manière dont s’est ensuite déroulée la finale contre le Stade Toulousain a eu de quoi nourrir des regrets. Nous aurions mérité de gagner. En revanche, la défaite en finale de Top 14 était logique au regard de notre match. Elle a entraîné beaucoup de déception, de frustration, un sentiment d’inachevé. J’ai aussi, bien évidemment, une pensée particulière pour notre public, qui nous a beaucoup manqué. Nous avons été très touchés par les nombreuses marques de soutien qu’il nous a témoigné à travers les drapeaux, les décorations, les regroupements… en particulier lors du retour des joueurs après la finale de Top 14, accueillis par plus de 5000 supporters !

L’équipe a semblé perdre ses moyens en finale de Top 14. Que s’est-il passé ?

Je partage le sentiment de tous les joueurs et du staff, la déception de ne pas avoir été à la hauteur de l’évènement, de ne pas avoir été nous-mêmes, de ne pas avoir été au niveau des  performances individuelles et collectives que l’on a l’habitude de produire pour ces grands matchs. Mais le parcours lors de cette saison reste exceptionnel et s’inscrit dans une progression sans équivalent. En 7 saisons, nous sommes passés du club promu qui cherche à se maintenir à celui qui a disputé 2 demi-finales et une finale de TOP 14, une finale de Challenge Cup et une finale de Champions Cup. Je suis intimement convaincu que nous ramènerons bientôt un titre sur le Port de La Rochelle. 

Qu’est-ce qui fait la force du Stade Rochelais ?

Le collectif et la solidarité. Ces valeurs se retrouvent sur le terrain mais aussi dans la gestion de notre club. Nous travaillons tous dans le même sens avec des objectifs communs et partagés. Pour exister parmi les grands clubs européens et français, il nous a fallu croire en nos valeurs. Nous pouvons tous être très fiers d’appartenir à la grande famille du Stade Rochelais.

Quel est votre rôle en tant que président ?

Je suis en quelque sorte le « gardien du temple ». Mon rôle principal est de préserver l’identité et les valeurs du club, d’en assurer la pérennité au-delà des joueurs, du staff, de moi-même qui ne faisons que passer. L’institution est prioritaire dans les décisions que nous prenons. Notre devise c’est « le club avant l’équipe, l’équipe avant le joueur ». L’institution doit être plus forte que les hommes.

Après les plans « Grandir ensemble 2015 » et « Écrire notre histoire 2020 », quel est aujourd’hui le projet de développement du club ?

Dans le contexte sanitaire que nous connaissons depuis le printemps 2020, nous nous concentrons d’abord et avant tout sur la sortie de crise et sur l’équilibre financier du Club, avec le soutien solidaire des collectivités locales, de nos partenaires, de nos abonnés que je tiens particulièrement à remercier. 

Repères

  • 14 mai 1950 : naissance à La Rochelle
  • Janvier 1979 : création des cafés Merling
  • 5 juillet 1991 : élu président du Stade Rochelais pour la première fois
  • 2014 : remontée du Stade Rochelais en Top 14
  • 2021 : le club est double finaliste de la Champions cup et du Top 14

Dernière mise à jour : 17 janvier 2022

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